Parce que je n’ai pas demandé, Parce que je n’ai pas quémandé, On me disait forte. Alors j’ai tenu. J’ai poussé mes limites, encore et encore, jusqu’à ce que tout s’effrite. J’ai voulu comprendre pourquoi tout foutait le camp, pourquoi les repères s’effaçaient, pourquoi la vie semblait me retirer ce que j’avais construit avec tant d’efforts.

J’ai résisté. J’ai voulu continuer à me battre, même quand il n’y avait plus d’énergie, plus de souffle, plus de sens. Je me suis accrochée à l’idée que la force, c’était de ne pas lâcher. Mais la vraie force, je l’ai découverte autrement.

Un jour, le corps a dit stop. L’esprit aussi. Plus rien ne tenait. Et dans cet arrêt forcé, j’ai cru tomber. Mais c’était une descente vers moi.

J’ai cessé de lutter. J’ai laissé aller. Et dans ce détachement, quelque chose s’est ouvert. Un espace. Un silence. Dans ce monde intérieur que j’avais cessé d’écouter pour tenter de performer.

Plus je me suis connectée à cet espace, plus la clarté est apparue. Une clarté douce, pas celle des grandes réponses, mais celle qui apaise. Celle qui dit : « Tu n’as rien à prouver. Tu as juste à être. »

Alors, ce que je croyais être une défaite s’est révélé être un passage. Ce que je croyais être une perte s’est transformée en lumière. Et ce que je croyais être un cadeau mal emballé… était en réalité le plus précieux des présents : celui de me retrouver.

Ce texte porte mon histoire, mon passage, ma chute, mon arrêt, mon monde intérieur, ma clarté retrouvée. Il porte ce que j’ai traversé, ce que j’ai compris, ce que j’incarne maintenant. Il porte aussi ce que je vais transmettre à toutes les femmes qui m’écouteront.